Au fil du temps nous vous feront découvrir des talents Montpelliérains sur le mur que nous mettons à disposition des artistes. Faire entrer l’art dans un salon de coiffure permet une visibilité singulière et le rapport à l’artiste en est moins impersonnel que dans une galerie.

De la peinture à la photo et d’autres techniques exposées au fil des saisons, vérifiez vos mails, facebook et ici-même pour vous tenir au courant du prochain vernissage !

ACTUELLEMENT : Sophie Villain Delcourt (été 2019)

Sophie Villain Delcourt peint depuis une dizaine d’années et s’intéresse à différents style picturaux. De l’aquarelle, à la peinture figurative en passant par le pointillisme, elle s’essaie à tout avec plaisir,
Elle a transmis le goût des arts à sa fille, Fanny, en l’initiant à la peinture et en l’emmenant à différentes expositions (Mucha, Cabanel, Courbet, Fragonard, Bazille…).

Pour cette exposition, elles vous invitent à l’évasion et au rêve en vous menant dans une rue de Collioure, dans un petit port, toujours près de la mer. C’est l’été avant l’été.

L’une à Valras-Plage, l’autre à Montpellier, elles créent en 2017 l’Atelier Dix-Neuf, devenu Atelier Artemisia, un collectif-média pour informer sur le monde des arts, sur les différents vernissages et expositions dans la région.

61707754_872053199796894_8144859041059831808_n

PRECEDEMMENT : Delphine (printemps 2019)

Pour cette exposition Delphine vous propose de découvrir sa peinture abstraite. Transparences et clairs obscurs vous invitent dans un monde onirique.

Les calligraphies sculpturales et intemporelles vous plongent dans des paysages imaginaires. Le mélange homme – femme se devine dans ces formes amibiennes.

Un travail autour du geste, de la matière et des sensations.

PRECEDEMMENT : Marie-Sophie Chassagnard (hiver 2018-2019)

« 1988, les dernières promenades en voiture avec mon grand-père. Nous regardions à travers nos vitres : lui à l’avant comme conducteur, moi, encore enfant, sa passagère. J’aimais ces instants où aux feux de signalisation, nous observions les autres. Ces personnes, comme nous, dans leurs carcasses de métal et derrière leurs propres vitres, se sentaient à la maison, isolées et protégées, dans leur bulle.
30 ans plus tard, je retrouve mon œil d’enfant scrutant à travers les fenêtres. Toujours cette soif d’observer le monde, sans la moindre perversion, juste le plaisir de voir les gens tels qu’ils sont. Je propose donc à mes modèles de boire un verre mais ils restent toujours libres de leurs attitudes et peuvent s’échapper à tout moment dans leurs pensées. Parfois c’est au détour d’une balade que je capture l’expression d’un visage inconnu derrière le reflet d’une vitrine.
Les reflets de la ville apparaissent sur ces fenêtres, véritables barrières, métaphore du monde numérique dans lequel nous vivons, quasi constamment derrière les écrans de nos smartphones, ordinateurs et télévisions.
Behind The Window est un reflet de notre société conjugué avec le souvenir d’enfance de promenades en voiture avec mon grand-père. À travers les fenêtres je lie le passé au présent. »

L1010192

PRECEDEMMENT : Valentin la Palma (été 2018)

Valentin la Palma, né en 1990, plus connu sous le nom de Val et un jeune artiste peintre plasticien. Autodidacte il s’est aventuré dans cet Art il y a quelques années et ne cesse d’explorer les univers et techniques qui se présentent à lui de manières fortuites. Dans son nouveau travail artistique Valentin La Palma matrice formes et couleurs. Le rapport espace-temps devient analogique. D’acryliques géométriquement structurées, ses toiles se découvrent en deux temps. Au premier regard, cloisonnant, le chemin semble tracé. On est aspiré par ces structures hypnotiques aux allures de cages imposant une vision futuriste sans appel. Cette lecture, claustrophobe, s’estompe face à la palette de rose et de bleu qui n’est pas sans nous rappeler les prémices des images 3D. Le libre arbitre reprend alors le dessus. Notre imaginaire peut s’aventurer dans un labyrinthe psychédélique dont les illusions optiques et les perspectives évoquent des villes, des symboles Berbères , des souvenirs de demain. Ca et là , des transferts d’images viennent fossiliser la toile, apportant à cet univers abstrait une décharge de réel, d’humain. Ces cages sont-elles censées nous emprisonner ? Doit-on se laisser sans cesse influencer ?

PRECEDEMMENT : Justine Vic (hiver 2017- printemps 2018)

Une jeune femme assise a les yeux fermés, son visage légèrement penché est posé contre sa main dans une attitude de rêveuse mélancolie. A moins qu’elle ne soit plongée dans un ennui profond ? Difficile à dire mais une douceur indéniable, un romantisme discret se dégagent de ce tableau de Justine Vic, jeune artiste montpelliéraine dont les peintures et les dessins dénotent un goût presque exclusif pour le portrait en buste (ou moins fréquemment en gros plan) de jeunes femmes et de jeunes hommes semblant être saisis dans un moment fugace de méditation, d’attente ou peut-être même de lassitude. Dans un style à la fois épuré et faussement naïf, presque fauve par endroit, évoquant de loin le souvenir d’un Modigliani peut-être, d’un Kees Van Dongen sans doute, ces personnages semblent interroger le regardeur de leur présence muette. A quoi pensent-ils ? se demande-t-on. Sont-ils des amis, des connaissances de l’artiste ou bien des figures imaginaires incarnant de mystérieux états d’âme ? Nul ne le sait et peu importe à vrai dire, le charme envoutant et ingénu de ces visages n’en est sûrement que plus grand ainsi ! (Texte de Philippe Brière)